ELABORATION

 " régime fort : route droite ; régime faible, route tordue" Jean Claude Th. 2011.

  Quand on pense voie romaine, ou bien qu'on parle de voie romaine, c'est, immédiatement à l'esprit : " trés dur trés solide, et , tout droit".

  Il en de même des ouvrages d'art, tels les ponts : pont sur l' Ouvèze , à Vaison la Romaine, qui a résisté à la terrible crue des années 90 , ou les piles des ponts de Béziers, de Trèves.

   Pour le trés solide, c'est assez facile à réaliser: en  effet, par expérience , on s'est rendu compte que les eaux de pluie ravinaient les chemins en terre, et qu'il fallait adopter telles et telles solutions pour que la voie perdure : creusement et enlévement de la couche arable, construction d'un hérisson de grosses pierres, en lit, puis lit de petits cailloux, et petit lit de sable, ou de graviers; l' eau de pluie s'écoulait sur les bords, et était évacuée par des fossés latéraux, et autres; et le tour était joué , à condition d'avoir du temps, des personnels, des cailloux et des carrières....( voir: "coupe de voie romaine", sur divers sites, dont site MOSA-OUVATON, fouilles JP LEMANT, voie Reims-Castrice-Cologne, secteur Gruyères-Fagnon).( ou bien :"Roemerstrasse Reims-Trier, site http://www manbra.lu/at). Voir chantier d'autoroute Vannes-Redon, voie impériale Vannes-Angers, découverte à Allaire-chantier; reportage de FR 3 et Ouest-France. 

   Mais il faut d' abord que les raisons de tels chantiers existent réellement et durent dans le temps  ( perdurent) ; on ne va pas investir cher , difficile pour peu de choses , même si la " basse main d' oeuvre" est puisée dans des prisonniers ou des esclaves ( mais les " inventeurs" : géomètres, ingénieurs divers , logisticiens, sont chers à payer) . Les raisons d' investissements sont : - montrer la présence , la puissance de Rome ,favoriser et accélérer la transmission des renseignements , messages , ordres , vers l ' autorité . Et ," en montrant Rome" , on montre la Pax Romana , et la férule , ou le pilori , ou la croix de supplice , ou aussi , les arénes et les bêtes fauves destinées à croquer les trop récalcitrants....; et en retour , dans la paix et l ' ordre , tout le monde travaille , donc " fait des sous", donc s' enrichit , en payant aussi des impots à Rome , et " tout va bien "....Grace aux voies hautes , aux ponts , aux panneaux indicateurs, indiquant qui est Pontife . Etc....

 A remarquer : -dans des bois, comme ceux de Gruyères-Fagnon , Ardennes, la voie est sur jetée haute-2-3-4 mètres de haut ; dans les plaines découvertes: Voie Domitia prés de Saint-Thibéry, la voie est au ras du sol ou bien sur un petit remblais d'un demi-mètre à un mètre de haut; par contre à Pinet, la jetée fait un mètre-deux mètres de haut, sur des vignes, dans un petit bosquet; c'est que la végétation a changé, durant deux millénaires, et la voie n'est plus dans son contexte végétal que 'lors de sa construction; en général , les jetées hautes étaient construites dans les bois, aux vues restreintes, par sécurité, et les voies "basses" devaient être construites dans les plaines herbeuses ou genre steppes, aux vues lointaines, d'o'u on pouvait voir de loin et ne pas être surpris par un malfaisant; au dessus de Gruyères, lieu o'u la voie Reims-Trèves court sur la ligne de crête, elle se trouve en jetée de 2-3 mètres de haut en pleines pâtures ; c'est que les bois dans lesquels elle a été construite ,ont été rasés au 8e-9eme siécle par les moines de la petite abbaye de Gruyères ; cette meme voie continue en jetée, dans les bois du Mellier, restés bois depuis tout le temps ; et aux abords du passage à gué de la Meuse, à Warcq, en plaine, cultivée, la voie est presqu' au ras du sol sur plus d'un kilomètre.

 Mais pour la ligne droite, celà est une autre affaire. Comment peut-on réaliser une ligne droite, parfaitement droite d'une grande chevauchée, de 12 - 15 km rigoureusement "tout droit"? sans boussole, sans théodolithe, sans talkie, sans GPS,avec de la ficelle, sans carte, des chevaux, des bonhommes?  Comment peut-on faire la magnifique ligne droite, parfaitement rectiligne de la route de Lutetia à Rotomagus(Rouen), actuellement occupée par la R N 14 , et qui, de Pontoise à aprés Boisemont,  et Fleury sur Andelle, court sur plus de 50km "tout droit"?. Les seuls décrochements ne sont qu'à Magny en Vexin, dérivation récente de la RN  14, et à Saint Clair sur Epte, pour descendre vers le cours d'eau  et en remonter. ( St Clair sur Epte: aucun rapport avec Rome: le roi de France refile à Rollon, chef des Normands-sauvages et pillards- une terre, en 911, qui devient la Normandie) . Comment faire une ligne droite de plus de 40 km, parfaite, comme celle qui traverse le Vexin?

Et , mieux que la V.R/R.N 14 de Normandie, a-t-on pu faire la ligne droite-droite qui va de Chalons-en-Champagne jusqu'à Neuchateau/Vosges, en passant par Bar-le-Duc, avec quelques détours ou tournants? : c'est 60km de Chalons à Bar le Duc en passant par Revigny sur Ornain, tout droit. (Neuchateau, au nord de la voie principale qui passe par Liffol le Grand).

Comment les ingénieurs romains, les "mensores", les arpenteurs, avec leurs armées de travailleurs, de soldats laborieux, parvenaient -ils , avec peu de moyens , à faire des routes parfaitement droites?

 A moins d'avoir "un soleil fixe", pour se fixer et viser dessus, ou une montagne-dégagée, et dans l'axe de la future route-, pour aligner, comment peut-on faire?

 Comment , à partir d'un "chorobate" , en bois ( en deux millénaires, l'outil  en bois a disparu), on peut faire des visées sur une quinzaine de kilomètres? Sur quelques centaines de mètres , c'est possible, avec des jalons manipulés par des bonhommes, mais sur une grande distance: douze, quinze Km, la visée -rectiligne- ne peut être réalisée qu'en terrain dégagé, plat, et à partir de l'installation de ce dit chorobate sur un point haut; par exemple, ce point haut peut être , dans le cas des tronçons considérés: Montpellier-la Languette Point 105: de la colline du Peyrou, 52 mètres d'altitude, jusqu'à la Languette, altitude 105 mètres,

                                    de la Languette point 105 m, jusqu'à Saint-Thibéry,en rives de l'Hérault, donc dans un fond, mais à côté d'une colline qui culmine à 84 mètres d'altitude, décalée sur l'axe de la voie, vers le sud-ouest de St-Thibéry, vers Bessan : donc on peut aligner, en corrigeant un peu, sur 15km;

                                    de cette même colline point 84 mètres, jusqu'à la colline de Béziers-couronnée par l'actuelle cathédrale-, en passant par la "colline" de Bel Air, à 57 mètres, prés du golf de Béziers , soit 15 km;

                                   de Béziers-cathédrale- jusqu'à la butte de Bel Air- sur l'étang de Capestang-( à peine 30 mètres d'altitude),la visée de la voie passant au pied de la colline de l'oppidum d'Ensérune, soit une quinzaine de km, avec la possibilité de corriger les visées, à partir de la colline de l'oppidum, constamment.( bizarre coïncidence: les deux collines hauteurs se nomment toutes deux "Bel Air", tant celle prôche du golf de Béziers que celle surplombant l'étang de Capestang, prôche de Périés)...

  Directions générales constantes: secteur Montpellier-Point 105 La Languette , angle de 60°N.NE/240 °S.SW   et  Point 105  à Béziers : 65°N.NE /245°SW.

                                    Chaque point haut, le Peyrou, la Languette, le point 84, le point 57, la colline de Béziers, Bel Air-étangs, pouvaIt être couronné d'une tour en bois d'une quinzaine de mètres de haut, supportant un chorobate actionné par des arpenteurs-mensores, et assistés au sol sur cette quinzainde  de km, d'une armée de piétons-disciplinés- porteurs de jalons, et de fanions de transmissions ( hypothése; c'est comme çà qu'on opérait , pour aligner une pièce ou une batterie de mortiers, ou artillerie, cachée derrière une butte , en utilisant une boussole, une carte, des jalons, des bonhommes, et beaucoup de marche à pied, et de l'ordre et de la méthode, sans GPS, ni quoi ni qu'est-ce; et çà marchait pile-poil).

   Ou bien , ils utilisaient la boussole - bien que celle ci "n ' était pas connue des Européens avant Marco-Polo.."..( " à voir ! ") ; ils pouvaient aussi utiliser la " pierre du soleil - solarstein " des Vikings ..." si les Vikings existaient au 1er siècle avant J.C ".....( pourquoi n ' auraient -t- ils pas existé ? ".)

 

hypothèse : alignement voie en plaine

   - Pour construire , et d' abord , tracer , la première voie  , la Voie Appia ,  - 312 ,, les Romains ne se sont pas compliqués la tache : à partir du Sud de Rome , ils ont visé pile  et tout droit sur le flanc Sud- Ouest des Monts Albano , " direct sur Castel- Gandolfo",. puis sur Terratino- Terracine; Peut- être, à tâtons, mais " tout droit ".

  Ce présent schéma-naïf- , peut être une explication quant à la rectitude parfaite des voies romaines en plaines ; en foréts,que les Romains n'aimaient pas du tout, ils construisaient des jetées, telle la voie Reims-Cologne, au sud de Charleville-Méziéres, jetées classiques : 6 -8 mètres à la base, 3 mètres au couronnement, 3 mètres de haut, en terres armées, gros cailloux en base et centre, petits cailloux sur le haut. Mais dés qu'on peut  faire une voie droite, elle est construite, telle celle de Reims-Trèves, entre les collines  de Mouzon, et du Nord de Yoncq- Ardennes, et la butte-certainement rajoutée artificielle de Stonne, nord L a Besace, Yoncq et par le Faubourg de Mouzon (c'est dans les Ardennes,tout çà; çà n'est n'est pas Domitia, mais c'est tout romain, marqué "romain", et dit "Romains" par les locaux; et vérifié romain).

Explications: les Gaulois, envahis, habitaient des villages, ou des bleds, réunis par des voies, de diverses tailles, et tracés ; les Romains ont pu faire des cartes sommaires de ces lieux, et en fonction de ces cartes, dresser un schéma de voie "rapide", pour leurs besoins, et le situer sur le terrain, approximativement . Puis, ce schéma étant repéré "piqueté " ou balisé sur le terrain, toujours grosso-modo, et en plaine, donc avec des vues lointaines, à partir de buttes, collines, et tours de "vision" , et avec forces hommes, ordonnés et disciplinés, disposés sur une ligne droite trés fluctuante et approximative, avec des fanions de diverses couleurs, et des codes, des signaux et des cavaliers pour transmettre des ordres, sur sept km- la moitié des lignes droites habituelles, qui font 14-15 km, ces mêmes arpenteurs-mensores romains ont pu arriver à faire une ligne droite parfaite. Et à partir de cette parfaite droite ligne balisée, toujours en plaine, en terrain dégagé, on piquète, comme sur tout chantier,  et on construit la voie.

 Cette idée, qui peut paraitre louf, se vérifie ailleurs : exemple, toujours sur les voies dans les Ardennes, zones plates "champenoises " , entre Chateau-Porcien et Roisy, par Avançon et Saint Loup-Champagne: tronçons tout droits, entre des petits hauteurs (petits points"hauts" à 125, 136 mètres) ( puis continuation par la D 74 vers Reims, mais "c'est une autre histoire"). Bien sur, un piéton peut fort bien faire une trace toute droite, et la faire repérer par des gens portant des balises (batton+chifon rouge), mais l'alignement n'est jamais parfait. Dans certaines contrées, les gens utilisaient aussi l'âne pour tracer une voie, car il prend le chemin le plus aisé, mais en montagne uniquement...

  Mais , comment peut-on faire des tracés droits et rectilignes et avec une pente constante dans des voies souterraines , tels les aqueducs enfouis ? Par exemple , celui des Eaux Vierges , Aqua Virgo , Rome,  construit en - 19 , long de 20,9 Km ( pas tout droit sur sa longueur), pente de 4 mètres sur ses 20,9 km,  avec des portions de conduit toutes droites de prés d' un Km ? . Il n ' y a pas d' outil électronique , ni de gyroscope à inertie , ni rien ; et , sur le tracé , il n ' y a pas de "râtés", de galerie abandonnée pour cause d' erreurs ou tatonnement...Quel outil , ou quels outils les ingénieurs Romains avaient "pour aller tout droit" , en travaux souterrains , et avec une même pente constante ? . Ce , en plus des travaux de relevés topograpiques , en plan et en coupe , pour établir un tracé sur prés de 21 Km.?.....L' Acqua Virgine , ou  Eaux Vierges , débouche à la fontaine de Trévi ; c ' est celle où Anita Ekberg- la sulfureuse, et Marcello Mastroïanni s' enlacent , dans la Dolce Vita , film de mes vingt ans ...Chaque jour les amoureux , et passants , et touristes y lancent des pièces , par dessus l' épaule...pièces récoltées par les employés municipaux chaque jour ...Il y en a pour 2000euros par "ramassée" quotidienne.....C' était pour la petite histoire , ou l ' anecdote...

    reims-Köln/Chateau-Porcien,StLoup Ch     ReimsTréves/La Besace vers Mouzon21

 Photo de Gauche: croisement voie Reims- Bavay-Cologne -Castrice avec la D 18, à l'Ouest de Saint Loup - Champagne; petit bois au fond-Nord; Chateau-Porcien dans le fond,; derrière; la voie disparait dans les cultures, et réapparait à l'usine agro-alimentaire, lieu:"la Justice". Droite : voie Reims-Trèves, entre la Besace et croisement ( dans le fond) avec chemin Flaba-Yoncq, puis, plus loin, Moulin de la Hamelle, le Faubourg et Mouzon-Mosomagus.(tjs tout droit) 

 :N.B : les Romains savaient trés bien établir des cartes : par exemple, d'aprés JL Decramer: "la grande centuariation en Tunisie'", pays -colonie romaine, dans lequel les Romains avient établi un cadastre sur une aire de 200 km sur 160 kilomètres; il est vrai que le terrain prés des côtes, dont Gabés, est assez plat et peu fourni en végétation. Mais; mais, comment peut-on faire pour tracer une ligne générale toute droite, entre Reims et Chameleux-Florenville, soit 120 kilomètres "tout-droit", par Witry, Pauvres, Voncq, Le Chesne, Stonne, Mouzon et Carignan, avec la même constante: 63 degrés d'inclinaison vers le Nord-Est, et 63° constants;( 63 ° constants, en ligne générale ; quand il y a un devers fort, ou un tahalweg, on le contourne, et puis on reprend la même direction; on s'adapte au terrain; ; en fait, la ligne droite n'existe pas chez les Romains; ça n'est qu'une ligne générale...) le seul et unique outil pour tracer une pareille ligne droite , c'est la boussole, ou quelque chose d'approchant ; et avant, dans les plaines champenoises, il n'y avait que des savarts: petits bois de pins moches de 4 à 5 mètres de haut, et herbes hautes,et taillis, donc avec peu de vues( Champagne Pouilleuse).( mais on pouvait y mettre le feu, pour avoir des vues, puis tracer la voie;cinq ans aprés l'incendie, les petits pins repoussaient; vingt aprés, on ne voyait plus rien de l'incendie )...

Quant à la boussole, puisque les Romains commerçeaient avec les Indiens et les Chinois, pour la soie, et le coton, pour lesquels ils se ruineaient, des boussoles, ou bien le système, auraient pu être rapportées de Chine; et perdues, puisque choses petites, ou anodines ; chose étrange : les moulins à blé bi-coniques de Pompeï et de ...XANTEN sont identiques; et Xanten , c'est en Chine ; bizarre similitude.  Et ceux " del molino" de Ostia , en basalte , peut- être du Cap d' Agde ou d'Agde ( çà y ressemble fort , à vue d'oeil) , sont identiques. Donc , mis à part la logique et l ' expérience , " des gens circulaient" , il y a 3-4- 5000 ans , et rapportaient ce qu ' ils avaient vu ailleurs , curieux , marchands , voyageurs ....Peu de gens circulaient , mais ils devaient y avoir du mouvement ...donc des  mouvements d' idées, et des échanges.( boussoles soit avec magntite à un bout de flotteur, en bois, flottant sur l ' eau d' un seau, ou magnétite incluse dans un manche de ceuillére, en équilibre sur sa convexité, et pouvant tourner sur  elle même sur une surface plane , lisse et horizontale, plaque de bronze ou de verre par exemple)

( maintenant,la carrière de basalte-à-moulins est détruite, et remplacée par le casino Barrière - barrière-carrière .?..- ;à côté,immeubles-camembert ultra modernes, et ultra chers...).

      RN77,Chalons enCh/Neuchateau,Bar l D    RN77 Mourmelon/Neuchateau"tout droit   ostia-1moulins prôches foursmoulin a blè type Pompéï,Xanten ..(Musée Charl Méz)

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