synergie d'une voie

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     Relais de postes "poste aux chevaux d'Ormes RN 10; 18eme siècle; successeur des mutatio et mensione du cursus publicus.

 

ARTICULATION de V.Romaines. 

Une Voie Romaine, surtout en territoire envahi , colonisé et exploité, est par essence, une voie militaire , donc destinée à l'armée, pour l'armée et l'administration coloniale . Ellle est l'élément (presque) essentiel du "cursus publicus", système de circulation et postes romaines.

 Ses buts sont: la transmission du renseignement - la transmission des ordres du commandement, la circulation rapide des troupes, et de l'intendance ( "pour gagner les batailles, il faut des soldats, des sandales et de la farine" Jules César), la circulation de la poste impériale "civile" et de l'administration.

Elle est donc la plus directe possible, la plus rapide, très surveillée et gardée, très entretenue, et équipée en effectifs militaires et civils de maintenance.

Elle comporte des secteurs les plus droits possibles, mais le relief et les coupures d'eaux imposent certains impératifs: passages à gués, rivières, fleuves; les cours d'eau sont franchis soit par ponts en dur (St Thibéry-/Hérault, Trêves, Béziers -/Orb) ou en bois, ou bien par bacs, ou par ponts de bateaux: Arles (en cas de crue, le pont de bateau est ramené contre ou sur les berges). 

 Nécessité de la rapidité , de la même façon , et pour les mêmes raisons que , sur une autoroute droite ou régulière, sans village ou ville , on roule mieux et en toute quiétude  plutot que sur une route nationale bonne, mais urbanisé par moments, secteurs dans lesquels on perd du temps et de l'énergie .

De nombreux secteurs comportent des tronçons « tout droits », d'une quinzaine de kilomètres environ, correspondant certainement à une chevauchée rapide, au plein galop, d'une petite heure, en situations normales, de temps-météo, éclairage du paysage, calme des populations environnantes, état de la chaussée,etc.(et également au traçage de la voie «  à vue », » d'un horizon à l'autre » ).( Au sujet du "calme" des populations environnantes : pas de problème! Car, si problème il y a , par exemple: meurtre d'un légionnaire dans un village , pour n'importe quelle raison-rixe amoureuse-beuverie-différent quelconque, ou différent stupide: pas de problème!:le fautif-responsable ou pas-, est tout de suite crucifié, en bord de voie, bien entendu, et tout le village est embarqué en esclavage, pour être vendu un peu plus loin! "No problem"(à l'exeption du mouchard, bien entendu! quoique?!!)( Et l'espace - village laissé vide était tout de suite occupé par des "transplantés" ou des vétérans-colons, qui occupaient ainsi et colonisaient le terrain!: il y a deux mille ans, on mélangeait déjà les populations! çà n'est pas que d'aujourd'hui, la mixité!; mais à l'époque, le seul droit ,c'était le "droit de vivre" , et encore...).

Toutes les trentaines de kilomètres,- journée de marche d'un piéton ordinaire accomplissant un long parcours à pied - , est située une halte de repos ,la mansione; c'est également un relais, de poste, dans lequel des gens et chevaux sont « postés » pour un éventuel relais, à cheval. Cette mansione est une bâtisse de couleur rouge,pour qu'on la voit de loin, et a laissé comme survivance le terme « maison rouge », que l'on rencontre encore dans les campagnes ou sur les cartes en lieux-dits ( re-dite du passé: un nouvel hôtel, neuf du 15 Mai 2011-c'est tout frais- vient de s'ouvrir au Pont Rouge, à Carcassonne;c'est un grand parallélépipède de couleur pourpre,et qui plus est , est situé au carrefour et sur une éminence, donc visible du bout de l'horizon).

Tout les 50 à 80 KM , se trouve la « mutatio »,(mutation, muter),relais plus grand, et plus fourni en personnel et chevaux, ce dans le même but: faire circuler messages, messagers et administration et troupes avec rapidité et efficacité.

Suivant les impératifs du terrain: cours d'eau, avec bacs, pont, col, ruptures de pentes, donc des vues, passages obligés dans forêts, ou gorges, ou vallée étroites, on trouve, environ tous le 10 à 15 km: une vigie, un « exploratum », petit poste de garde-et en même temps, d' entretien matériel et surveillance de la voie; ces tours ou postes de garde devaient être en constructions légères, pierres et bois, et abriter une dizaine de soldats, postés là « à temps ».Il y a plus d' "auxilliaires " que de soldats, car il n'y a , au plus fort des effectifs de l'armée romaine, que 130.000 hommes, sur un territoire s'étirant sur 3000km, par 2000kkm Nord-Sud; autant dire, les deux tiers des USA; donc 130000 hommes dispersés; les "petites taches "de garde -surveillance étaient donc à la charge des auxilliaires, locaux, qui, ensuite pouvaient postuler à l'armée, et à la citoyenneté romaine, par assimilation; cf les Gaulois devenus généraux, ou administrateurs, préfets; les Romains ont dû  "lacher beaucoup de lest" pour se maintenir en Gaule; Gaule devenu terre romaine, comme l'Italie, et non pas colonie, comme les autres terres conquises ( voir Lugdunum-Lyon, capitale de la Gaule) ( Lug DUNum : colline fortifiée; Fourvière!). Deux révoltes ont éclaté sur le territoire de la Gaule : une en 21 (vers!) et l'autre vers 67-68 ap J.C.

 

Effectifs supposés sur 100 km de parcours (sur les 104 km de Montpellier MTP à Narbonne-NRB, par exemple):

Mansione: tout les 30 km:une dizaine de soldats, ou auxilliaires de garde, plus une dizaine de civils:palefreniers, commis, employés divers,messagers, soit une vingtaine de personnes; positionnés certainement à Béziers et au pont de St Thibéry (dans la tour du « moulin à bled-XIII eme siècle, mais dont les appareils-petits- sont plutôt de facture romaine :petites pierres taillées,comme dans les murs romains,Cité de Carcassonne,ou ailleurs...); soit une quarantaine de personnes.

Mutatio: tout les 50 à 80 km:donc, au moins:une mutation à Narbonne, et une à Montpellier (et peut-être une à St Thibéry; effectifs:une cinquantaine de soldats et civils, et messagers; soit une centaine d'hommes.

Postes de guet-garde-entretien,(situés en bordure ou à proximité de voie):une dizaine de soldats,travailleurs manuels-ouvriers cantonniers à l'occasion (hypothèse!), postes installés tous les 15 km « à vue » ou 10 km,, et aux ruptures de vues ou de terrain:. Supposition ( basée sur le terrain-c'est lui qui commande- et la logique) :un poste à Bel-Air/ Etang de Capestang, un poste à Bel-Air (golf de Béziers),un poste à la tour du pont de St Thibéry, un poste au sud du pech de My (nord-Pinet) (traces de construction) , un autre sur la Languette,point 105 mètres,garrigue prés de la halte de Méze/A 9, un autre au sud du Puech de Madame,dans la garrigue (supposé, car zéro trace,ou :pas trouvé-surtout s'il était en bois);soit un total de cinq postes, en enlevant celui de St Thibéry,englobé dans un relais; soit un effectif d'une cinquantaine d'hommes de garde.(relève toutes les douze heures, ou une fois par semaine, si la tour ou le poste de garde est loin de la mansione,12-15 km).

Soit un effectif global-théorique-d'environ 200 personnels , au minimum, installés sur une centaine de kilomètres,doublé pour les relèves-les gens ne travaillant que maximum douze heures par jour,- et dont le seul but, la seule mission est de tenir, entretenir, servir la voie afin que les messages et les troupes, et l'administration coloniale puissent circuler.  Messages sur " cartes postales " constituées d'une feuille de bois de chêne, une "slice", comme un bardeau-tuile, écrites à l'encre à base de charbon de bois, inscriptions d'un côté, adresse de l'autre - rien de nouveau sous le soleil- çà n'est pas de moi-, mais de Dailymotion-Armée romaine, fouilles du fort romain de VIROLANDA, Ecosse, prés du Mur d'Hadrien, pays des PiCTES, Pictes extrayant, travaillant, et vendant l'étain (encore : rien de nouveau sous le soleil : on vole ce qu'on peut : le pétrole en Irak, le blè en Ukraine (Hitler),le coton, là, les cacahuétes, ailleurs...; il n'y a jamais eu, ou pas encore, de voleur de cailloux -que cailloux-, ou de courants- d'air).

Ces relais de poste, "selon Xénophon et Hérodote", datent du VI e siècle avJC (ou av N E ^pour les "païens" , ou agnostiques), sous Cyrus II.

Ce système de relais-circuits-bâtisses sera repris par la Poste royale, sous Louis XI, en France, et dans le Nouveau Monde,par les Espagnols,dés 1621, en Californie: Camino Réal, jusqu'à Monterey, en passant par Santa Barbara, Santa Clara, sièges de missions-relais;le chemin est actuellement balisé et renseigné par des petites cloches, et la mission de Santa-Barbara est devenue tribunal. En Chine, sous les Han,  II e siècle av JC à II e siècle  de notre ère ,ou dans tout empire constitué, le système était le même. Voir , en France, le système des postes et relais: "Poste aux chevaux", il en subsiste un, splendide, monument historique, privé, à ORMES, RN 10, au nord de Poitiers. 

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